Mérites du français et prix


Les Mérites du français, le prix Camille-Laurin, les prix Francopub, les Mérites en francisation des personnes immigrantes et les prix Jules-Fournier et Raymond-Charette ont été attribués à l’occasion de la Soirée des Mérites et des prix Francopub, le jeudi 17 mars 2016, au Musée des beaux-arts de Montréal.


Prix Camille-Laurin

M. Charles Tisseyre, lauréat du prix Camille-Laurin 2016, et M. Robert Vézina, président-directeur général de l’Office québécois de la langue française.

Charles Tisseyre reçoit le prix Camille-Laurin 2016

À la suite d’un appel de candidatures public qui s’est déroulé du 7 décembre 2015 au 29 janvier 2016, les membres de l’Office québécois de la langue française ont choisi d’attribuer le prix Camille-Laurin 2016 à M. Charles Tisseyre, animateur et reporteur à Radio-Canada. Reconnu pour sa diction impeccable depuis le début de sa carrière à la télévision, il y a près de quarante ans, M. Tisseyre assure non seulement la rédaction des textes de présentation des reportages et de plusieurs chroniques de l’émission Découverte, mais également la narration des grands documentaires de la BBC, adaptés spécialement pour le public d’ici. Il est considéré à la fois comme l’un des héritiers de Fernand Séguin et comme un ardent défenseur d’une langue française de qualité, d’une langue vivante capable de décrire un monde de connaissances en perpétuelle évolution. Le prix lui a été remis à l’occasion de la Soirée des Mérites et des prix Francopub, le jeudi 17 mars 2016.

Le prix Camille-Laurin est une haute distinction, dotée d’une bourse de 10 000 $, qui souligne l’engagement exceptionnel d’une personne à promouvoir l’utilisation ou la qualité du français dans sa sphère d’activité ou dans son milieu de travail. Le prix Camille-Laurin est remis à une personne :

  • qui est actuellement active dans sa sphère d’activité ou dans son milieu de travail;
  • dont les réalisations sont novatrices;
  • dont les réalisations contribuent au rayonnement et à l’enrichissement du français.

Cette haute distinction, décernée par les membres de l’Office québécois de la langue française depuis 1999, porte le nom de celui que l’on considère comme « le père de la Charte de la langue française ». Psychiatre et homme politique, Camille Laurin (1922-1999) a été élu député de Bourget à quatre reprises entre 1970 et 1994. C’est à titre de ministre d’État au Développement culturel qu’il a fait adopter, en août 1977, la Charte de la langue française, qui vise à faire du français « la langue normale et habituelle du travail, de l’enseignement, des communications, du commerce et des affaires ».


Mérite du français dans la culture

M. Mathieu Plante, président de la Société des auteurs de radio, télévision et cinéma, et M. Francis Farley-Chevrier, directeur général de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois, posent avec le trophée du lauréat du Mérite du français dans la culture 2016, M. Michel Tremblay (absent de la photo).

Michel Tremblay reçoit le Mérite du français
dans la culture 2016

Le Mérite du français dans la culture a été remis à l’auteur Michel Tremblay à l’occasion de la Soirée des Mérites et des prix Francopub, qui s’est déroulée le 17 mars 2016. Aussi conteur, traducteur, adaptateur, scénariste de films et de pièces de théâtre, M. Tremblay a été parolier pour Pauline Julien, Renée Claude et Monique Leyrac. À ses 28 pièces de théâtre et à ses 32 romans s’ajoutent quatre recueils de récits biographiques, un recueil de contes fantastiques et sept scénarios pour le cinéma.

Le Mérite du français dans la culture est remis à une personnalité du milieu culturel dont les activités concourent à la vitalité et à l’enrichissement de la culture de langue française. Cette personnalité démontre son attachement à la langue française et à la culture d’expression française, et contribue à l’usage, au rayonnement et à la mise en valeur du français.

Le Mérite du français dans la culture, doté d’une bourse de 10 000 $, est remis par l’Office québécois de la langue française en collaboration avec l’Union des artistes (UDA), l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) et la Société des auteurs de radio, télévision et cinéma (SARTEC).


Mérites du français au travail et dans le commerce

Depuis 1990, les Mérites du français au travail et dans le commerce récompensent des entreprises et des organismes dont les réalisations reflètent la vitalité et la richesse de la langue française. En plus de diffuser un français de qualité, les organisations lauréates font progresser et rayonner notre langue dans différents milieux de travail comme dans l'espace public québécois.

  • Organisation de moins de 50 employés

    L’Auberge Le Pomerol, pour la francisation de ses outils informatiques de gestion du travail et du service à la clientèle

  • Organisation de 50 à 99 employés

    GDG Informatique et gestion, pour la mise en place d’un programme d’encadrement linguistique destiné à son personnel allophone

  • Organisation d'au moins 100 employés

    Lululemon athletica, pour les outils mis à la disposition de son personnel francophone et la création de trois campagnes promotionnelles en français

  • Mention Coup de cœur du jury

    La Centrale des syndicats du Québec, pour la conception et la diffusion de capsules linguistiques destinées à ses membres durant une décennie

  • Comité de francisation

    Promutuel Assurance Boréale, pour le dynamisme de son tout nouveau comité de francisation

  • Organisation internationale

    Les systèmes Cisco Canada cie, pour la mise en œuvre d’un plan en vue d’assurer la pérennité de la francisation

Découvrez les finalistes

M. Gilles Dulude (3e à partir de la gauche), membre de l’Office québécois de la langue française et membre du jury, accompagné des représentants de l’organisation lauréate, l’Auberge Le Pomerol, et de la Chambre de commerce LGBT du Québec.

Dans l’industrie de l’hôtellerie, les grandes chaînes donnent généralement le ton en matière d’outils de travail et de terminologie. L’anglais fait donc souvent partie du quotidien des travailleurs québécois.

Qu’à cela ne tienne! Au cours de la dernière année, l’Auberge Le Pomerol, petit établissement hôtelier montréalais qui compte douze employés, a été animée du désir de franciser ses principaux outils informatiques de gestion du travail et du service à la clientèle.

Un planificateur de tâches et de suivi permet dorénavant de confier des responsabilités au personnel dans un environnement en français. Toutes les communications internes, relatives notamment aux besoins des clients, peuvent être consultées dans un journal de bord francisé. Le logiciel de gestion des tarifs des chambres, dont les données s’affichent aussi dans le système de réservation, renferme la bonne terminologie française. Même la base de données de publipostage, qui liste les coordonnées des clients ayant séjourné dans l’établissement, n’a pas échappé à ce vent de changement.

Le personnel a été formé sur ces nouveaux outils francisés et sur les bons termes français à employer en tout temps, tant entre collègues qu’avec la clientèle.

L’enthousiasme contagieux de cet établissement hôtelier pour la francisation de ses outils de travail a même gagné d’autres entreprises évoluant dans le milieu.

À l’Auberge Le Pomerol, le personnel et la clientèle sont traités aux petits oignons… et en français!
 

M. Gilles Dulude (1er à partir de la gauche), membre de l’Office québécois de la langue française et membre du jury, accompagné du représentant de l’organisation lauréate, GDG Informatique et gestion.

Veiller à l’intégration professionnelle et personnelle de ses employés allophones : voilà une initiative novatrice! C’est justement ce que réalise de façon continue GDG Informatique et gestion en accompagnant son personnel dans l’apprentissage de la langue française.

La formation linguistique, personnalisée en fonction du rythme et des besoins de chacun, est adaptée au domaine des technologies de l’information et du service-conseil en informatique. Elle vise aussi à favoriser l’intégration du personnel allophone à la société québécoise. Chaque jour, pendant les heures de travail, il prend part à des ateliers de conversation obligatoires, d’une durée de 30 à 60 minutes, qu’animent volontiers ses collègues francophones. Par des exercices, le personnel allophone améliore son français écrit. Des lectures ludiques et l’écoute d’émissions de radio et de télévision lui sont aussi suggérées pour le motiver dans son apprentissage. Sa progression linguistique est étroitement évaluée.

Au fil des semaines, les employés allophones gagnent en autonomie, et l’entreprise, en efficacité. Le personnel francophone trouve aussi son compte en profitant de l’expérience et du bagage de connaissances des employés nouvellement francisés, qui s’investissent davantage dans la vie de l’entreprise.

Avec son programme d’encadrement linguistique pour son personnel allophone, GDG Informatique et gestion a fait un choix rationnel et logique en faveur de la langue française!

M. Michel Lefebvre, directeur des événements corporatifs et des projets spéciaux à la Fédération des chambres de commerce du Québec et membre du jury, accompagné des représentantes de l’organisation lauréate, lululemon athletica.

Chez lululemon athletica, la fibre de la langue française ne cesse de vibrer! Le choix judicieux des termes employés au quotidien l’illustre bien : toute personne qui franchit le seuil des boutiques est un « invité » et les conseillers à la vente sont des « éducateurs ».

Située à Vancouver, l’équipe de rédaction de lululemon a traduit les nombreux documents d’un programme de formation avant de les adapter à la réalité des « éducateurs » francophones. L’entreprise a aussi créé dans son intranet une section intitulée Éducation sur les produits. Cette section comporte entre autres des fiches techniques sur les tissus, des vidéos et des contenus destinés à la consultation en baladodiffusion, autant d’outils qui facilitent la tâche du personnel quand vient le temps d’informer les invités sur les caractéristiques des vêtements et des accessoires. Pour faciliter la contribution de son personnel à la rédaction d’une l’infolettre que chaque boutique transmet à sa clientèle, lululemon lui suggère des trucs et des astuces dont il tire aussi profit pour son évolution professionnelle.

L’entreprise a aussi déployé trois campagnes de promotion conçues suivant le principe de la co-création. Il s’agit, pour les rédacteurs francophones et anglophones, de faire évoluer un même concept parallèlement, dans leur langue respective.

Chez lululemon athletica, le français progresse dans un environnement empreint de zénitude!

M. Michel Lefebvre, directeur des événements corporatifs et des projets spéciaux à la Fédération des chambres de commerce du Québec et membre du jury, accompagné des représentantes de l’organisation qui a reçu la mention Coup de cœur du jury, la Centrale des syndicats du Québec.

Veiller à la qualité de la langue française de ses 200 000 membres, qui évoluent dans les milieux de l’éducation, des services de garde, de la santé, des communications et des organismes communautaires : c’est la mission que s’est donnée il y a dix ans la Centrale des syndicats du Québec.

Comment? En diffusant deux fois par mois des capsules intitulées Maux de la langue auprès de son personnel et de ses syndicats affiliés. Depuis le début du projet en 2006, la rédactrice des Maux de la langue, aussi réviseuse de l’organisme, a abordé plus de 600 sujets. En plus de rappeler les règles relatives à la grammaire et à la typographie, ces capsules renseignent sur les néologismes, les anglicismes, les principes de la rédaction épicène et l’origine d’expressions fréquemment utilisées.

Accessibles dans le site Web de la Centrale des syndicats du Québec, les Maux de la langue contribuent à réduire l’utilisation de mots inappropriés. Avec ces capsules, l’organisme témoigne sans conteste de sa solidarité envers la langue française!

Mme Rima Chaaban (1re à partir de la gauche), conseillère à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec et membre du jury, accompagnée de la représentante de l’organisation lauréate, Promutuel Assurance boréale.

À Amos, les membres du comité de francisation de l’entreprise Promutuel Assurance Boréale, mis sur pied il y a à peine un an, poursuivent un noble objectif : permettre à leurs collègues d’améliorer la qualité de la langue française, parlée et écrite.

Pour réaliser cette mission, le comité a rédigé des chroniques linguistiques qui paraissent dans le journal interne que l’entreprise distribue chaque mois à ses 151 employés et aux membres de son conseil d’administration. Les anglicismes, les paronymes, les verbes pronominaux, les homophones et l’écriture des nombres figurent parmi les sujets qui ont été abordés au cours de la dernière année. Ces chroniques invitent les lecteurs qui hésitent sur une question de langue à recourir à différents outils linguistiques, par exemple Le grand dictionnaire terminologique et la Banque de dépannage linguistique de l’Office québécois de la langue française.

Fort de l’appui de la direction générale et encouragé par les commentaires positifs du personnel, le comité de francisation de Promutuel Assurance Boréale est motivé plus que jamais à poursuivre la rédaction de ses chroniques linguistiques. C’est d’ailleurs avec assurance qu’il s’apprête à mettre en œuvre de nouveaux projets pour bonifier la qualité de la langue et faire rayonner le français partout dans l’entreprise

M. Yvan Gélinas (1er à partir de la gauche), directeur des Services linguistiques chez Allstate du Canada et membre du jury, accompagné des représentants de l’organisation lauréate, Les systèmes Cisco Canada.

Pour une entreprise, prendre des mesures en vue d’assurer la pérennité de la francisation alors que ses principaux dirigeants ne sont ni au Québec ni au Canada n’est pas une mince affaire. C’est avec l’appui et la collaboration d’une soixantaine de groupes multidisciplinaires que l’équipe responsable de la francisation de Systèmes Cisco Canada a permis à la langue française de trouver sa place dans l’entreprise à l’échelle mondiale.

Spécialisée dans l’offre de produits de télécommunication, l’entreprise a son siège social à San Jose, en Californie. Elle compte 71 000 employés, dont seulement 135 travaillent au Québec. Fidèle à son plan de la pérennité de la francisation, elle a rédigé un guide qui décrit les rôles des responsables de la généralisation du français. Elle a aussi adopté une politique relative à la gouvernance et à la pérennité ainsi que des directives et des politiques linguistiques. De plus, en collaboration avec ses différentes unités commerciales, toutes situées à l’extérieur du pays, elle a produit un document qui explique comment se conformer au processus de francisation en matière d’ingénierie et de vente de produits.

À ce jour, l’entreprise a mis en place plus de soixante processus pour assurer la pérennité de la francisation.

Le plan de Systèmes Cisco Canada, d’une ampleur considérable, permet à ses employés, à ses partenaires et à ses clients du Québec de travailler et de communiquer en français!
 


Mérites du français dans les technologies de l'information

Depuis 1998, les Mérites du français dans les technologies de l'information permettent de valoriser la présence et le dynamisme du français dans les technologies de l'information. Tout type d'organisation peut être récompensé : une entreprise, une municipalité, un ministère ou un organisme de l'administration publique québécoise, etc.

  • Jeu, ludacticiel ou divertissement

    Turbulent

  • Site Internet ou extranet, organisation de 100 employés ou plus

    iA Groupe financier

  • Site Internet ou extranet, organisation de moins de 100 employés

    EBI Électric

  • Logiciel ou application Web

    CEFRIO

  • Application mobile

    Espace pour la vie

Découvrez les finalistes

M. André d’Orsonnens (4e à partir de la gauche), président de Druide informatique, organisation membre du jury, accompagné des représentants de l’organisation lauréate, Turbulent.

Assister à la naissance de la Nouvelle-France à travers les yeux de l’explorateur Samuel de Champlain : voilà l’objectif du Rêve de Champlain, une expérience numérique en cinq volets conçue par la firme Turbulent.

Créé pour accompagner la série documentaire du même nom diffusée sur la chaîne ontarienne TFO, Le rêve de Champlain s’adresse aux publics de tous les âges, francophones et francophiles!

L’application mobile La tablette de Champlain présente ce qu’aurait été la vie virtuelle de l’explorateur sur les réseaux sociaux. On y trouve des vidéos tournées par le père de la Nouvelle-France, des publications fictives sur Facebook et Twitter, des textos envoyés à Henri IV, des courriels échangés avec Aymar de Chaste de même que des cartes et des illustrations que Champlain aurait pu dessiner.

Une seconde application, Le Petit Champlain, propose aux explorateurs de 6 à 8 ans sept jeux faisant appel à différentes habiletés. Des séquences narratives animées, sous-titrées en français et en anglais pour aider les francophiles à apprendre la langue française, se succèdent entre les jeux.

Vous aimez la stratégie? Vous vous amuserez avec Champlain 1603 : le Nouveau Monde. Ce jeu de simulation en ligne vous met au défi d’établir et de faire prospérer une colonie.

Ces trois applications sont accessibles sur le site ReveDeChamplain.com, qui présente également 36 vidéos pour vous plonger au cœur de la vie de Champlain et de la série télévisée. Enfin, une page Facebook permet d’en apprendre davantage sur le sujet.

Pas moins de  douze mille cinq cents heures de travail ont été nécessaires à l’équipe multidisciplinaire de Turbulent pour qu’elle nous amène à voyager en français avec Champlain!

M. Stéphane Bourbonnière, responsable du comité de la Tribune CIO au Réseau ACTION TI, organisation membre du jury, accompagné de la représentante de l’organisation lauréate, Espace pour la vie.

Visiter le Biodôme, l’Insectarium, le Jardin botanique et le Planétarium en compagnie d’un guide technologique, cela vous plairait? La nouvelle application mobile d’Espace pour la vie comble cette envie en vulgarisant les différents thèmes de ses expositions à l’intention des touristes du Québec et de l’étranger.

Peu importe la langue du mobinaute, les quatre attraits touristiques d’Espace pour la vie sont d’abord présentés sur la page d’accueil de l’application sous leur nom unilingue français.

Une fois le musée sélectionné, l’application propose aux visiteurs différents parcours par le truchement de son système de géolocalisation. Au cours de ces trajets, qui varient de 45 à 90 minutes, plusieurs activités sont suggérées, par exemple la lecture de textes sur la statue de Copernic ou sur le Jardin de Chine et le visionnement de vidéos sur le caïman yacare ou sur les scarabées à cornes. Tout a été conçu pour décupler le plaisir de la découverte!

Le mobinaute a un coup de cœur pour l’un des contenus de l’application? D’une simple pression du doigt, il peut l’ajouter à son espace personnalisé. Il souhaite plutôt acheter des billets pour une exposition, consulter les heures d’ouverture ou le calendrier des activités spéciales des musées? L’application, consultable aussi hors ligne, le lui permet également!

Les amoureux des animaux, des insectes, des plantes et des astres seront heureux de s’adonner encore et encore à leur passion grâce à cette application en français!

EBI Électric

Un site Web, c’est une fenêtre ouverte sur l’identité d’une entreprise. EBI Électric accorde une place importante au français puisque c’est avec l’intention de contribuer à l'évolution de cette langue que l’entreprise de Saint-Georges a conçu son site Web.

Comme les termes anglais sont omniprésents dans le secteur de l’électrotechnique industrielle, où on applique les lois de la physique au domaine de l’électricité, cette décision d’EBI Électric allait à contre-courant. Trouver des expressions et des mots français équivalents ne s’est donc pas fait en un éclair!

En ligne depuis septembre 2015, le site ebielectric.com présente aux clients, aux partenaires et aux visiteurs des textes justes, concis et simples sur les produits et services de l’entreprise.

La présentation soignée du site Web facilite la navigation. Des images qui s’agrandissent lorsque le curseur les parcourt ajoutent à son interactivité. Des vidéos et des illustrations accompagnent les fiches descriptives sur les spécifications techniques des produits.

Principal outil d’une campagne de recrutement de l’entreprise, le site Web a généré des demandes d’information et des candidatures provenant non seulement de citoyens du Québec, mais aussi de différents pays de la francophonie.

Nul doute que la qualité de la langue française du nouveau site Web d’EBI Électric est tout simplement électrisante!

M. Guillaume Mallette-Vanier (3e à partir de la gauche), chargé de projet au CEFRIO, organisation membre du jury, accompagné des représentants de l’organisation lauréate, iA Groupe financier.

Un site Web métamorphosé qui répond aux nouvelles réalités numériques, et cela, dans un français de qualité : c’est le résultat des efforts menés par une équipe de vingt personnes d’iA Groupe financier.

S’adaptant aux téléphones intelligents et aux tablettes, le site refondu respecte maintenant les normes d’accessibilité Web pour les personnes handicapées. Grâce à sa nouvelle URL, ia.ca, l’entreprise a supprimé l’acronyme en anglais qui se trouvait dans son ancienne adresse.

Des experts en services financiers et des linguistes ont conjointement réécrit les textes afin de les alléger et de les vulgariser. L’équipe a privilégié l’utilisation d’icônes, de puces, de sous-titres et d’intertitres pour faciliter la lisibilité des pages Web, et elle a inséré des infobulles près des mots plus techniques.

Afin de peaufiner le contenu de son site Web, iA Groupe financier a recueilli les commentaires de ses clients. Grâce à des tests, elle a pu vérifier leur compréhension des interfaces, de la terminologie et des textes. Ainsi, les mots réclamation et prime ont remplacé les termes formulaire et coût. L’entreprise a aussi enrichi son site des bons mots-clés de façon à améliorer son indexation dans les moteurs de recherche.

Plus interactif, le site refondu permet aux employés de guider facilement la clientèle dans l’utilisation des services en ligne.

Avec ia.ca, iA Groupe financier peut se targuer de faire épargner de l’argent et du temps à ses clients… et cela, en français!

Mme Joelle Choquette (2e à partir de la gauche), conseillère en développement des affaires à l’Association québécoise des technologies, organisation membre du jury, accompagnée du représentant de l’organisation lauréate, CEFRIO.

Votre organisation a-t-elle la capacité d’innover par l’intermédiaire du numérique? C’est la question à laquelle répond l’outil d’autodiagnostic en ligne mis au point par le CEFRIO.

Cet outil unique aide les gestionnaires à comparer leur entreprise ou leur organisation avec celles qui évoluent dans le même secteur d’activité ou qui sont de taille semblable.

L’outil d’autodiagnostic évalue divers éléments considérés comme des leviers de l’innovation. Il s’agit de l’intensité d’innovation, de la culture de collaboration et d’expérimentation, de la gestion du changement, des attitudes et des comportements vis-à-vis du changement, de la sensibilité à l’égard de la clientèle, de la performance de l’organisation et de l’utilisation des technologies de l’information et des communications.

Une fois que les gestionnaires ont répondu à toutes les questions, l’outil d’autodiagnostic leur propose des textes, des guides, des vidéos et des rapports de recherche choisis en fonction des résultats obtenus. Ces ressources documentaires, majoritairement en français, les aident à concevoir un plan d’action destiné à accroître la capacité de leur organisation à innover.

Quatre chercheurs de renommée internationale de Victoria University of Wellington, en Nouvelle-Zélande, de HEC Montréal et de l’Université du Québec à Montréal ont participé à la réalisation de ces nombreux documents informatifs, écrits dans une langue de qualité!

Le CEFRIO a-t-il la capacité d’innover par l’intermédiaire du numérique? À cette question, l’organisme peut répondre oui… et en français!


Mérite du français en toponymie

M. Robert Vézina (3e à partir de la gauche), président de la Commission de toponymie et président-directeur général de l’Office québécois de la langue française, M. André Gagnon (4e à partir de la gauche), directeur et secrétaire de la Commission de toponymie, et M. Joël Simonnet (6e à partir de la gauche), membre de la Commission de toponymie, accompagnés des représentants de la municipalité lauréate, Saint-Mathieu-du-Parc.

La Commission de toponymie décerne le Mérite du français en toponymie afin de souligner le travail exemplaire accompli par un organisme ou un individu dans le domaine de la toponymie. Ce Mérite récompense les efforts réalisés pour nommer judicieusement des lieux ou pour diffuser efficacement la toponymie officielle et la mettre en valeur.

Saint-Mathieu-du-Parc
Lauréate du Mérite du français en toponymie 2016

La municipalité Saint-Mathieu-du-Parc a reçu le Mérite du français en toponymie 2016 pour avoir procédé à la réorganisation de l’ensemble de sa toponymie municipale. L’opération a permis d’officialiser, en plus de 38 odonymes, les noms de 4 entités naturelles et d’un lieu-dit.

Plusieurs noms sont dorénavant liés au territoire ou à l’histoire de la municipalité. Les thèmes retenus comprennent notamment la géographie locale, la coupe, la drave et le sciage du bois, les érablières et les oiseaux nicheurs.